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Optimiser l’énergie des EHPAD : Confort et économie

Sommaire
– 19 janvier 2026 –
12 min

Face à la hausse des coûts énergétiques, comment les EHPAD concilient-ils confort des résidents et maîtrise budgétaire ?

Avec une consommation moyenne de 170 kWh/m², dont 51 % pour le chauffage, l’optimisation gestion énergétique ehpad est cruciale. Ces dépenses, pouvant atteindre 30 % de la capacité d’autofinancement, sont encadrées par le Décret Tertiaire et le futur Décret BACS, imposant des réductions chiffrées.

Découvrez 5 stratégies clés – régulation thermique, automatisation intelligente, optimisation de l’eau chaude – pour réduire les postes énergivores tout en préservant le bien-être des résidents et en anticipant les obligations légales.

  1. Les Ehpad Face Au Double Défi Énergétique : Confort Des Résidents Et Maîtrise Des Coûts
  2. Conseil 1 & 2 : Maîtriser le chauffage et l’eau chaude sanitaire, les postes les plus énergivores
  3. Conseil 3 : Gérer la climatisation et le rafraîchissement avec précision
  4. Conseil 4 : Optimiser les gisements d’économies “secondaires” : ventilation et éclairage
  5. Conseil 5 : piloter et mesurer pour une performance durable grâce à la gtb
  6. De l’optimisation à la stratégie : conformité réglementaire et vision à long terme
  7. L’optimisation énergétique en ehpad : un investissement pour le bien-être et la pérennité

Résumé de l'article

L’essentiel à retenir : Une régulation fine du chauffage et de l’eau chaude permet aux EHPAD de réduire jusqu’à 51% de leur consommation énergétique, préservant leur budget tout en garantissant le confort des résidents. Selon un rapport d’information du Sénat, une hausse de 50% des coûts énergétiques met en péril leur capacité d’investissement, soulignant l’urgence d’une optimisation pilotée par des solutions comme la GTB.

Les Ehpad face au double défi énergétique : Confort des résidents et maîtrise des coûts

Le dilemme des Ehpad : Entre bien-être et budget

Les Ehpad doivent concilier confort des résidents vulnérables et dépenses énergétiques croissantes. Selon un rapport du Sénat, leur consommation moyenne atteint 170 kWh/m²/an, avec des pics à 300 kWh/m²/an pour les bâtiments mal isolés.

Le chauffage représente 51% de la facture énergétique. Un Ehpad moyen de 3 000 m² dépense 50 000 à 70 000 € HT en énergie annuelle.

“Une hausse de 50 % des dépenses d’énergie peut entraîner une perte de 15 % de la capacité d’autofinancement, un enjeu critique pour leur pérennité.”

Jusqu’à 30% de leur CAF peut être absorbée par ces coûts, limitant les investissements. La nécessité de maintenir des températures stables pour la santé des personnes âgées explique cette dépendance énergétique.

Un cadre réglementaire de plus en plus strict

Le Décret Tertiaire impose des réductions de 40% d’ici 2030, 50% en 2040 et 60% en 2050 pour les Ehpad de plus de 1 000 m². Le suivi s’effectue via la plateforme OPERAT de l’Ademe, avec obligation de présenter une stratégie de réduction sous peine de sanctions. Les objectifs en valeur absolue varient selon la zone climatique : un Ehpad en Côte-d’Or doit viser 140 kWh/m².an en 2030.

Les actions prioritaires incluent l’optimisation du chauffage, l’éclairage LED et l’amélioration de l’isolation. Les bonnes pratiques à faible coût peuvent générer 15 à 25% d’économies dès la première année, soutenues par le réseau CTEES, qui a permis 71 M€ d’économies en 2022. Des aides financières comme les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) facilitent aussi la transition.

Conseil 1 & 2 : Maîtriser le chauffage et l'eau chaude sanitaire, les postes les plus énergivores

Réguler le chauffage pour un confort thermique optimal et sécurisé

Pilotage loi d'eau dans les EHPAD

Maintenir un confort thermique stable dans un EHPAD est un défi majeur. Le chauffage représente près de 60 % des dépenses énergétiques. Savez-vous que maîtriser la loi d’eau peut réduire les coûts sans nuire au confort ?

La loi d’eau ajuste la température du fluide selon les variations extérieures, évitant gaspillage en hiver et surchauffe en été. Un déséquilibre de 10 % entre les étages entraîne des pertes de 15 %, corrigées par des robinets spécifiques et des ajustements techniques.

Pour des solutions personnalisées, découvrez ces stratégies techniques adaptées aux bâtiments tertiaires.

Sécuriser la production d'eau chaude sanitaire (ECS)

L’eau chaude sanitaire (ECS) est un enjeu critique dans les EHPAD. Une température inférieure à 50 °C favorise les légionelles, mais au-delà de 55 °C, le risque de brûlure augmente. Comment concilier sécurité et économies d’énergie ?

La réglementation impose un suivi strict : 55 °C minimum dans les ballons de plus de 400 litres, 50 °C dans le réseau. Voici les actions clés pour optimiser l’ECS :

  • Optimisation de la loi d’eau : Adapter la température de chauffe en fonction de la météo.
  • Équilibrage des réseaux : Garantir une distribution uniforme de la chaleur dans toutes les zones.
  • Calorifugeage des tuyaux : Isoler les canalisations pour limiter les pertes de chaleur.
  • Programmation horaire : Abaisser légèrement les températures la nuit sans compromettre le confort.
 

L’isolation des réseaux ECS évite des déperditions atteignant 30 % dans les espaces non chauffés. Des matériaux comme la laine minérale ou les housses isolantes, éligibles aux CEE, assurent un maintien thermique optimal. Une bonne régulation réduit à la fois les risques sanitaires et coûts énergétiques, tout en respectant les obligations légales.

Le décret BACS, décrypté pour vous : êtes-vous concerné ?

Le décret BACS (Building Automation & Control Systems) s’applique aux bâtiments industriels et du secteur tertiaire équipés de systèmes de chauffage ou de climatisation dont la puissance nominale dépasse 70 kW. Voici les points clés de cette réglementation :

  • Les bâtiments concernés : Tous les bâtiments du secteur tertiaire et industriels équipés d’un système de chauffage ou de climatisation (ou les deux) dont la puissance nominale est supérieure à 70 kW.
 
  • Les seuils de puissance et les échéances : L’obligation de mise en place d’un système d’automatisation et de contrôle est fixée par l’arrêté et l’article de loi.
    1. Puissance supérieure à 290 kW : obligation au 1er janvier 2025.
    2. Puissance entre 70 kW et 290 kW : obligation au 1er janvier 2030.
 
  • Les fonctionnalités exigées : La loi exige un système capable de suivre et analyser les consommations en temps réel, de détecter les pertes d’efficacité via des alertes automatiques et d’être interopérable.
 

La non-conformité expose à des sanctions indirectes via le décret tertiaire, mais surtout, elle vous prive d’une économie immédiate. La GTB est la solution pour répondre à cette nouvelle exigence. Tout bâtiment assujetti doit prendre une action pour le respect de cette obligation réglementaire.

Conseil 3 : Gérer la climatisation et le rafraîchissement avec précision

Prévenir la surchauffe estivale sans gaspiller d'énergie

Les vagues de chaleur menacent les résidents des EHPAD, souvent fragilisés par l’âge ou des pathologies. Un défaut de climatisation peut provoquer déshydratation ou aggravation de troubles cardiovasculaires. Le fonctionnement simultané des systèmes de chauffage et de climatisation, dû à des régulations mal calibrées, entraîne une surconsommation énergétique pouvant atteindre 25 % par degré de sur-refroidissement.

Maintenir une température entre 25 et 26 °C répond aux besoins de confort et d’économie d’énergie, tout en limitant les risques sanitaires liés aux écarts thermiques brusques.

L'importance d'un pilotage intelligent des équipements de froid

Pour éviter ces gaspillages, un pilotage coordonné est indispensable. Des “zones mortes” (plages de température non actives) évitent les allumages inutiles. L’inertie thermique du bâtiment, grâce à des matériaux lourds comme le béton, stocke la fraîcheur nocturne pour la restituer en journée, une stratégie adoptée dans la rénovation de l’EHPAD de Montrodat.

Les protections solaires passives, comme les pergolas installées à la Maison de retraite Château Silhol à Nîmes, réduisent de 15 % les besoins en climatisation tout en créant des espaces extérieurs sécurisés.

Enfin, un entretien rigoureux des filtres et du bac à condensats assure efficacité énergétique et sécurité sanitaire, notamment contre la légionellose, en suivant les recommandations de l’Agence régionale de santé (ARS). Une hygrométrie entre 30 et 60 % complète ces mesures pour préserver les muqueuses des résidents.

Conseil 4 : Optimiser les gisements d'économies "secondaires" : ventilation et éclairage

Les EHPAD peuvent réaliser des économies énergétiques en ciblant la ventilation et l’éclairage. Ces solutions préservent le bien-être des résidents tout en réduisant les dépenses.

Rationaliser la ventilation pour une meilleure qualité de l'air intérieur

La ventilation renouvelle l’air, essentiel pour la santé. Cependant, chauffer l’air neuf en hiver génère des coûts. L’enjeu ? Ventiler de manière ciblée.

Les réglementations (Code du travail et RSDT) fixent des débits minimaux. Par exemple, les chambres nécessitent 30 m³/h, les cuisines entre 10 et 25 m³/h par repas. Ces normes limitent le CO₂ à 1300 ppm maximum.

Pour optimiser, adaptez les débits à l’occupation en temps réel et régulez les systèmes en heures creuses. Un nettoyage régulier des gaines est impératif : un système encrassé augmente la facture de 20 à 30 % (ADEME).

Moderniser l'éclairage pour des gains rapides et visibles

L’éclairage LED offre jusqu’à 60 % d’économies d’énergie, avec une durée de vie allant jusqu’à 50 000 heures. Ces solutions réduisent les coûts de maintenance et améliorent le confort visuel.

L’installation de détecteurs de présence, conformes à l’arrêté 2007 modifié en 2017, évite le gaspillage. Pourtant, 70 % des rénovations d’éclairage ne respectent pas cette réglementation.

  • Remplacement par des LED : Jusqu’à 80 % d’économies sur l’éclairage.
  • Détecteurs de présence : Pour les zones à occupation intermittente.
  • Minuteries : Pour les espaces communs ou extérieurs.
  • Nettoyage des gaines : Pour éviter la surconsommation liée au système encrassé.
 

En combinant ces actions, les EHPAD améliorent leur performance énergétique tout en respectant les normes de confort.

Eclairage LED dans les EHPAD

Conseil 5 : piloter et mesurer pour une performance durable grâce à la gtb

La gestion technique du bâtiment (gtb) : le cerveau de votre ehpad

Comment garantir que tous les systèmes d’un EHPAD fonctionnent en harmonie sans surconsommation inutile ? La réponse réside dans la Gestion Technique du Bâtiment (GTB), véritable cerveau numérique de l’établissement. Ce système centralisé récolte en temps réel des données (température, humidité, consommation) pour commander automatiquement les équipements (chauffage, ventilation, éclairage), y compris en croisant les données météorologiques pour anticiper les variations extérieures.

Grâce à cette approche unifiée, la GTB permet d’éviter les gaspillages énergétiques tout en maintenant une température idéale pour les résidents. Elle s’adapte aux contraintes spécifiques des EHPAD, comme la nécessité de maintenir des températures comprises entre 22 et 24°C en journée, sans descendre en dessous de 18°C la nuit. En cas de pic de chaleur, le système active la ventilation sans surchauffe, assurant sécurité et confort.

Du suivi des consommations à l'automatisation intelligente

La GTB offre un suivi en temps réel des consommations énergétiques, permettant d’identifier immédiatement les dérives. Par exemple, elle détecte automatiquement un radiateur en fonctionnement en plein été, évitant des coûts inutiles. Ce suivi s’accompagne d’une automatisation intelligente des consignes, qui ajuste le chauffage selon l’occupation des espaces et les préférences des résidents.

Le Pilotage Intelligent du Bâtiment (PIB), décrit par EDF, va plus loin en intégrant des algorithmes prédictifs. Comme l’explique cette source,

“Le Pilotage Intelligent du Bâtiment permet d’optimiser les équipements selon des plages horaires définies, contribuant ainsi directement aux économies d’énergie et au confort des résidents.”

Cela inclut aussi une gestion fine de la qualité de l’air via des capteurs d’humidité et de CO₂. 

Pour les EHPAD, cette automatisation intelligente réduit jusqu’à 30 % la consommation thermique et 13 % l’électricité, tout en répondant aux obligations du décret tertiaire (réduction de 40 % d’énergie d’ici 2030). Elle facilite aussi la maintenance prédictive en analysant les cycles d’usure des équipements pour anticiper les pannes. Pour évaluer si votre établissement pourrait bénéficier de cette technologie, consultez notre guide pour déterminer si l’installation d’une GTB est pertinente pour votre établissement.

De l'optimisation à la stratégie : conformité réglementaire et vision à long terme

Répondre aux exigences du décret tertiaire et du décret BACS

Les EHPAD doivent intégrer les optimisations dans une démarche globale de conformité au Décret Tertiaire, qui impose une réduction de 40% de la consommation énergétique d’ici 2030 pour les bâtiments de plus de 1000 m². Les objectifs en valeurs absolues (Cabs) varient selon la zone climatique et l’altitude. Le Décret BACS renforce ces obligations en exigeant une Gestion Technique du Bâtiment (GTB) pour les bâtiments de plus de 70 kW. Les échéances fixées au 1er janvier 2025 (puissance > 290 kW) et 2027 (70-290 kW) obligent à une mise en conformité rapide.

Les systèmes GTB permettent une supervision centralisée des équipements, limitant les gaspillages énergétiques tout en maintenant un confort optimal.

Les bonifications des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) renforcent l’intérêt économique : +50% pour un remplacement existant, +100% pour une installation neuve. Ces aides facilitent la rentabilité des investissements liés aux systèmes de pilotage.

L'audit énergétique, première étape vers un plan d'action financé

L’audit énergétique constitue l’étape clé pour identifier les gisements d’économies et structurer les actions. Ce diagnostic est souvent requis pour accéder à des aides publiques comme le Fonds Chaleur de l’ADEME ou des subventions régionales, couvrant une partie des coûts liés aux études ou travaux.

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Les aides financières, comme le programme Effilogis, soutiennent les projets de rénovation énergétique en couvrant une partie des études préalables. Les systèmes GTB, en répondant aux obligations BACS, permettent des économies de 9 à 14 % sur les usages thermiques selon leur classe de performance.

Zoom main patient soignant dans les EHPAD

L'optimisation énergétique en Ehpad : un investissement pour le bien-être et la pérennité

Un levier stratégique à triple bénéfice

L’optimisation énergétique en EHPAD est une opportunité clé pour réduire les coûts, améliorer le confort des résidents et respecter la réglementation.

Des solutions comme les pompes à chaleur ou les systèmes d’éclairage intelligent génèrent des économies réinvesties dans les soins. Un contrôle des températures évite les risques sanitaires liés aux extrêmes thermiques, assurant un environnement sécurisé.

La conformité avec le Décret Tertiaire (réduction de 40 % d’énergie d’ici 2030) prévient les sanctions et valorise l’établissement.

Se faire accompagner pour une transition réussie

En combinant technologies innovantes et conseils techniques, les EHPAD peuvent économiser jusqu’à 30 % d’énergie sans investissements lourds. L’enjeu ? Anticiper les obligations de la RE 2020 tout en protégeant le bien-être des résidents.

L’optimisation énergétique en EHPAD est un levier stratégique triple : réduction des coûts, confort renforcé et conformité réglementaire. Grâce à une régulation fine, à des technologies comme la GTB et à un accompagnement expert, les établissements transforment les défis énergétiques en opportunités durables.

Des solutions clés en main, comme celles de L&Smart, permettent de concilier exigences humaines et écologiques.

FAQ - Questions fréquentes sur la GTB dans les EHPAD

L’optimisation énergétique consiste à améliorer la gestion de la consommation d’énergie d’un bâtiment afin d’assurer à la fois le confort des résidents et des économies financières. En EHPAD, il est donc nécessaire d’atteindre un équilibre entre le bien-être des personnes âgées, la conformité réglementaire et la maîtrise des coûts énergétiques. Cela implique souvent l’utilisation de systèmes de régulation fine, d’isolation efficace et de technologies de supervision comme la Gestion Technique du Bâtiment (GTB).

Plusieurs types de travaux peuvent améliorer la performance énergétique des EHPAD. Pour le chauffage, l’optimisation de la loi d’eau permet d’ajuster la température de l’eau en fonction de la météo, tandis que l’équilibrage hydraulique assure une répartition homogène de la chaleur. L’isolation des réseaux d’eau chaude sanitaire (ECS) limite les déperditions. La modernisation de l’éclairage vers des solutions LED, associée à l’installation de détecteurs de présence, permet d’importantes économies. Enfin, la mise en place d’une GTB centralise le pilotage des différents systèmes pour optimiser leur fonctionnement.

Pour améliorer l’efficacité énergétique d’un EHPAD, il est nécessaire d’agir sur les principaux postes de consommation. Le chauffage, qui représente environ 55% de la facture énergétique, peut être optimisé par le réglage précis de la loi d’eau, l’équilibrage des réseaux de distribution et l’isolation thermique des bâtiments. La production d’eau chaude sanitaire doit être régulée pour éviter les risques sanitaires tout en limitant le gaspillage. La climatisation peut être optimisée par un pilotage intelligent évitant le fonctionnement simultané avec le chauffage. Enfin, l’automatisation des systèmes via une GTB permet de coordonner tous les équipements pour un fonctionnement optimal.

Pour améliorer un EHPAD, plusieurs solutions concrètes peuvent être mises en œuvre. La première consiste à optimiser le chauffage par des réglages fins et un équilibrage des réseaux. La deuxième porte sur la qualité de l’eau chaude sanitaire, avec une régulation précise et une isolation efficace des canalisations. La troisième concerne la climatisation, qui doit être pilotée de manière à éviter les gaspillages. L’éclairage, souvent négligé, peut être modernisé avec des LED et des détecteurs de présence. Enfin, l’installation d’une GTB permet de superviser l’ensemble des systèmes pour une optimisation globale.

Les techniques d’optimisation énergétique pour les EHPAD se divisent en plusieurs catégories. Les techniques de régulation incluent l’ajustement de la loi d’eau pour le chauffage et les systèmes de programmation pour éviter les surconsommations. Les techniques d’optimisation des équipements comprennent l’équilibrage hydraulique et l’isolation des réseaux. Les solutions d’automatisation, comme la GTB, permettent de centraliser le pilotage des installations. Enfin, les méthodes de suivi énergétique utilisent des capteurs et des outils de télémétrie pour identifier les dérives de consommation et ajuster les paramètres en temps réel.

L’optimisation énergétique d’un EHPAD consiste à améliorer la performance énergétique de l’établissement sans compromettre le confort et la sécurité des résidents. Cela implique d’abord une analyse précise des consommations actuelles, puis la mise en œuvre de mesures ciblées. On peut citer la régulation fine du chauffage, l’isolation des réseaux d’eau chaude, l’automatisation des systèmes via une GTB, et le suivi des consommations en temps réel pour ajuster les paramètres et maintenir une performance optimale.

Les travaux d’efficacité énergétique désignent l’ensemble des interventions visant à réduire la consommation d’énergie d’un bâtiment tout en préservant ou améliorant le confort des occupants. En EHPAD, ces travaux incluent l’amélioration de l’isolation thermique des murs et fenêtres, le remplacement de chaudières anciennes par des modèles plus performants, l’installation de systèmes de régulation intelligents pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire, ainsi que la modernisation de l’éclairage vers des technologies LED. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du Décret Tertiaire qui impose des objectifs de réduction de 40% d’ici 2030, 50% d’ici 2040 et 60% d’ici 2050 par rapport à une année de référence.

Une amélioration de l’efficacité énergétique consiste à réduire la quantité d’énergie nécessaire pour assurer les mêmes services. En EHPAD, cela peut se traduire par une régulation plus précise du chauffage, permettant de maintenir une température stable sans surconsommation. L’isolation des canalisations d’eau chaude sanitaire limite les pertes de chaleur entre la production et l’utilisation. L’automatisation des systèmes via une GTB coordonne le fonctionnement des équipements pour éviter les gaspillages. Enfin, la mise en place de systèmes d’éclairage intelligent, comme les LED associés à des détecteurs de présence, permet des économies importantes sans altérer le confort.

L’EPC, ou Energie Performance Contracting, est un mode de rémunération basé sur les économies d’énergie réalisées. Dans la gestion de l’énergie des EHPAD, ce modèle implique un partenaire qui finance, réalise et garantit les travaux d’efficacité énergétique. Le paiement de ce partenaire se fait sur les économies générées par les mesures d’optimisation. Ce dispositif permet aux EHPAD, souvent confrontés à des contraintes budgétaires, de moderniser leurs installations sans investissement initial. L’EPC peut couvrir diverses actions : optimisation de la régulation du chauffage, équilibrage hydraulique, installation d’une GTB, ou encore remplacement du système d’éclairage. Pour les EHPAD, ce modèle offre une solution pour atteindre les objectifs du Décret Tertiaire tout en préservant la qualité de vie des résidents.

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