Face à la flambée des coûts énergétiques (5 à 10 % du chiffre d’affaires), aux contraintes du Décret Tertiaire (objectif -40 % d’ici 2030) et aux attentes des voyageurs (76 % selon Booking.com), comment les hôtels peuvent-ils concilier rentabilité et transition écologique ?
La performance énergétique des hôtels offre une réponse structurée : en optimisant les systèmes CVC (70 % de la facture), en adoptant des solutions (LED, récupération de chaleur) et en mobilisant les aides (CEE, prêts verts), chaque établissement peut réduire ses dépenses, améliorer son attractivité via l’étiquette énergétique et anticiper les exigences ESG tout en revalorisant son patrimoine.
- Pourquoi la performance énergétique est-elle devenue incontournable pour les hôtels ?
- Comprendre la consommation énergétique d’un établissement hôtelier
- Quels sont les leviers d’action pour une meilleure efficacité énergétique ?
- Comment mesurer et suivre la performance énergétique de son hôtel ?
- Comment financer sa transition énergétique ?
- Performance énergétique : un investissement stratégique pour l’hôtellerie de demain
Résumé de l'article
L’essentiel à retenir : Imposée par le Décret Tertiaire (40% d’énergie en moins d’ici 2030) et les attentes clients (76% préfèrent les hébergements durables), la performance énergétique est stratégique pour les hôtels. Cibler le CVC (70% de la facture) réduit les coûts (5-10% du CA) et renforce la crédibilité. Avec 241 kWh/m²/an, cette démarche est un levier de compétitivité.
Pourquoi la performance énergétique est-elle devenue incontournable pour les hôtels ?
Le Décret Tertiaire oblige les hôtels de plus de 1 000 m² à réduire leurs consommations énergétiques de 40 % d’ici 2030, 50 % en 2040 et 60 % d’ici 2050. Les objectifs s’appliquent via des seuils absolus ou relatifs par rapport à une année de référence. Les établissements doivent déclarer leurs données annuelles sur la plateforme OPERAT de l’ADEME.
Le non-respect des cibles expose les hôtels à des sanctions, allant de la mise en demeure à des amendes pouvant atteindre 7 500 €. Cette réglementation incite les établissements à prioriser la performance énergétique des hôtels pour éviter les pénalités et anticiper les normes futures. Pour en savoir plus sur les obligations, consultez les obligations du Décret Tertiaire.
L’enjeu économique face à la volatilité des prix de l’énergie
L’énergie représente entre 5 et 10 % du chiffre d’affaires d’un hôtel, un poste crucial pour la rentabilité. Face à l’instabilité des prix de l’électricité et du gaz, la maîtrise des consommations devient un avantage concurrentiel. Par exemple, optimiser le chauffage, la climatisation et l’éclairage permet d’économiser des dizaines de milliers d’euros annuels, préservant ainsi les marges.
Les nouvelles attentes des voyageurs et l’importance de l’image de marque
« Selon une étude de Booking.com, 76 % des voyageurs mondiaux affirment être plus susceptibles de réserver un hébergement certifié durable, démontrant un changement profond des attentes clients. » En 2023, 76 % des voyageurs mondiaux privilégient les hébergements certifiés écologiques, et 43 % acceptent de payer un supplément. L’affichage environnemental (étiquette A à E) devient un outil de marketing et de RSE, renforçant la crédibilité de l’établissement. Cette démarche attire également les investisseurs sensibles aux critères ESG, qui valorisent davantage les actifs durables.
Comprendre la consommation énergétique d'un établissement hôtelier
Les chiffres clés de la consommation
Un hôtel consomme en moyenne 241 kWh/m²/an en France, selon l’ADEME. Cette consommation inclut l’électricité, le gaz et autres sources d’énergie. Pourtant, les chambres inoccupées, qui représentent 40 à 80 % de la consommation d’énergie d’un établissement, malgré leur inutilisation 60 à 65 % du temps, soulèvent un défi majeur.
La consommation d’eau, estimée à 300 litres par nuitée, est étroitement liée à la production d’eau chaude sanitaire (ECS), responsable de 17 % de la facture énergétique. Ce lien entre eau et énergie est un point critique à ne pas négliger, comme le souligne l’analyse de Siemens.
Répartition des postes de dépenses énergétiques : où agir en priorité ?
| Poste de consommation | Part de la facture énergétique |
|---|---|
| Chauffage, ventilation et climatisation (CVC) | Près de 70 % (dont 31 % pour le chauffage et 15 % pour la climatisation) |
| Production d’eau chaude sanitaire (ECS) | 17 % |
| Équipements (électroménagers, informatiques) | 15 % |
| Éclairage | 12 % |
Le chauffage, la ventilation et la climatisation (CVC) représentent de loin le plus gros poste de dépense énergétique, avec près de 70 % de la facture totale.
Réduire ces coûts est donc une priorité absolue pour les hôteliers souhaitant améliorer leur rentabilité et leur image.
En agissant sur ce seul poste, un établissement peut réaliser des économies significatives. Par exemple, un hôtel de 1 000 m² pourrait économiser jusqu’à 17 000 € par an sur sa facture énergétique en optimisant son système CVC.
Ces économies, combinées à une amélioration de l’image de marque, répondent directement aux attentes des clients et renforcent la compétitivité du secteur hôtelier face à une concurrence de plus en plus engagée dans la durabilité.
Quels sont les leviers d'action pour une meilleure efficacité énergétique ?
L'audit énergétique : le point de départ indispensable
Pour une transition énergétique réussie, l’audit énergétique constitue une étape incontournable. Ce diagnostic permet d’identifier les sources de gaspillage, d’évaluer les potentiels d’économies et de prioriser les actions en fonction de leur rentabilité. En alignement avec le partenariat entre l’UMIH et l’ADEME, cet outil structuré guide les hôteliers vers des décisions éclairées. Il intègre une analyse des équipements existants (chauffage, isolation) et des consommations historiques, tout en tenant compte des réglementations comme le Décret Tertiaire, qui impose des réductions de 40 % d’ici à 2030. L’audit, souvent éligible à des aides financières, garantit un retour sur investissement ciblé.
Les solutions techniques : modernisation et pilotage intelligent
Pour réduire les coûts énergétiques, les hôtels peuvent miser sur des technologies éprouvées :
- Pilotage intelligent : Installation d’un système de Gestion Technique du Bâtiment (GTB) pour automatiser le CVC et l’éclairage en fonction de l’occupation.
- Modernisation des équipements : Remplacement des anciens systèmes par des pompes à chaleur, éclairage LED ou encore des robinets économiseurs d’eau.
- Isolation du bâtiment : Rénovation des murs, fenêtres ou toitures pour limiter les déperditions thermiques, souvent soutenue par les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE).
- Autoconsommation : Installation de panneaux solaires pour produire une électricité propre et réduire la dépendance au réseau.
- Récupération de chaleur : Valorisation de la chaleur résiduelle des cuisines ou des groupes froids pour préchauffer l’eau ou le chauffage.
Ces solutions, combinées à une gestion centralisée via la GTB, peuvent générer des économies de 15 à 30 % sur la consommation globale, tout en améliorant le confort client.
L'optimisation des usages et la sensibilisation
Les actions à faible coût, souvent négligées, offrent des gains rapides. Pour le personnel, cela passe par des écogestes simples : éteindre les lumières inutilisées, régler les thermostats selon les périodes, ou privilégier des produits d’entretien écologiques. Pour les clients, des programmes incitatifs (réduction tarifaire pour les clients qui réutilisent leurs serviettes) ou des affichages pédagogiques renforcent leur engagement. Les systèmes de détection de présence dans les chambres, combinés à des thermostats programmables, évitent les gaspillages. Enfin, la formation du personnel aux bonnes pratiques et la communication sur les efforts RSE de l’établissement renforcent à la fois la réduction des coûts et l’image écologique, un critère déterminant pour 76 % des voyageurs selon une étude Booking.com (2023).
Comment mesurer et suivre la performance énergétique de son hôtel ?
Au-delà du kwh/m² : les indicateurs de performance (kpi) pertinents
Pour une analyse précise, les hôtels doivent aller au-delà du kWh/m²/an, un indicateur biaisé par le taux d’occupation. La consommation énergétique par nuitée ou par chambre occupée offre une mesure plus juste. Exemple : un hôtel vide optimise le kWh/m², mais pas sa performance réelle.
- Énergie par nuitée : objectif moyen de 10,5 kg CO2 par nuit.
- Eau par client : 300 litres en moyenne, avec une réduction de 10-14 % possible (ex. B&B HOTELS).
- Énergie/chiffre d’affaires : impact critique, avec des factures passant de 2 % à 10 % du CA (ex. hôtel Kyriad).
Ces KPI permettent des comparaisons justes, en intégrant occupation, standing et réglementations comme le décret tertiaire (réduction de 40 % d’énergie d’ici 2030).
Le bilan carbone : un outil pour une vision globale
Le Bilan Carbone évalue toutes les émissions de gaz à effet de serre (GES), incluant énergie, déchets, déplacements clients et fournisseurs. Cet outil renforce l’image RSE et attire les investisseurs ESG, 76 % des voyageurs préférant les hôtels éco-certifiés (étude Booking.com 2023).
- Scope 1 : émissions directes (ex. voitures de fonction).
- Scope 2 : liées à l’énergie achetée (électricité, eau chaude).
- Scope 3 : indirectes étendues (ex. blanchisserie externalisée).
Les avantages incluent des économies jusqu’à 714 €/tonne CO2 évitée, une conformité anticipée au décret tertiaire, et une amélioration de l’image. Une nuit génère en moyenne 178 litres d’eau et 10,5 kg CO2, réductibles via des actions ciblées (LED, récupération de chaleur, éco-produits).
Comment financer sa transition énergétique ?
Les certificats d'économies d'énergie (CEE)
Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) financent des travaux comme l’isolation ou les pompes à chaleur. Les fournisseurs d’énergie, soumis à des obligations légales, doivent soutenir ces projets. Toutefois, le montage de dossier reste complexe.
Les règles incluent un volume minimal d’économies (50 GWh cumac), des délais stricts et des justificatifs techniques (rapport d’installateur pour GTB). Un accompagnement expert est essentiel pour maximiser les primes. Par exemple, une GTB peut assurer un retour sur investissement en moins d’un an, avec une réduction de 30 % des coûts énergétiques.
Les autres aides et subventions disponibles
Pour réduire les coûts, plusieurs aides complètent les CEE pour les PME, TPE ou ETI:
- Prêt vert Bpifrance : jusqu’à 5 M€ pour des projets énergétiques (équipements sobres, mobilité durable) de TPE, PME ou ETI de plus de 3 ans, taux fixe (0,4 % de frais de dossier) .
- Aide Tremplin ADEME : subventions jusqu’à 200 000 € pour des actions éco-responsables. Les hôtels Écolabel bénéficiaient d’un taux d’aide jusqu’à 80 %. Aide close depuis octobre 2025.
- Crédits d’impôt (CIIC) : en Corse, un crédit jusqu’à 30% du montant de l’investissement pour les PME est possible pour des investissements durables au sein de résidences de tourisme, exploités en para-hôtellerie.
- Aides régionales : certaines collectivités (Martinique, La Réunion) soutiennent les projets via des subventions.
En combinant ces aides, le coût d’un projet diminue de 30 à 50 %. Les hôtels réduisent leurs charges (jusqu’à 70 % sur le CVC) et attirent 76 % des voyageurs prêts à payer plus pour un hébergement éco-responsable. Les labels comme l’Écolabel européen réduisent l’énergie de 19 % et l’eau de 34 %, renforçant rentabilité et image de marque.
Performance énergétique : un investissement stratégique pour l’hôtellerie de demain
Les bénéfices multiples : de la rentabilité au confort client
L’énergie représente 5 à 10 % du chiffre d’affaires d’un hôtel. Optimiser les systèmes de chauffage, climatisation et éclairage permet de réaliser des économies substantielles. Le Décret Tertiaire impose aux établissements de plus de 1 000 m² des réductions de 40 % d’ici 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050. Respecter ces normes évite les sanctions et renforce la conformité.
Le confort client s’en trouve amélioré grâce à des températures stables, une qualité d’air optimale et un éclairage adapté. Selon Booking.com (2023), 76 % des voyageurs préfèrent les hébergements certifiés écologiques, un avantage commercial majeur. Les certifications comme l’Écolabel européen ou EMAS valorisent le patrimoine immobilier et assurent une image crédible.
Un enjeu énergétique global nécessite une approche complète : audit énergétique, rénovation des équipements et sensibilisation du personnel. Ces démarches, soutenues par des aides comme les Certificats d’économies d’énergie (CEE), accélèrent le retour sur investissement.
Se positionner comme un leader de l’hôtellerie durable
“Investir dans la performance énergétique, c’est transformer une contrainte réglementaire et une charge financière en un puissant levier de compétitivité et de valorisation pour son établissement hôtelier.”
En intégrant des systèmes de gestion énergétique ou des panneaux solaires, un hôtel anticipe les défis futurs et se démarque. Les certifications environnementales (Écolabel, EMAS) et l’affichage énergétique (étiquette A à E) renforcent sa crédibilité. C’est un investissement pour la pérennité, dans un secteur où la durabilité devient un critère décisif.
La performance énergétique est désormais un pilier stratégique pour l’hôtellerie, alliant conformité réglementaire (Décret Tertiaire), maîtrise des coûts et réponse aux attentes des voyageurs. En optimisant les usages, modernisant les équipements et bénéficiant d’aides financières, les hôtels transforment les contraintes en opportunités, renforçant rentabilité, image de marque et résilience face aux défis environnementaux futurs.
FAQ - Questions fréquentes sur l'installation d'une GTB dans l'hôtellerie
Quels sont les principaux indicateurs de performance (KPI) en hôtellerie ?
Les indicateurs de performance clés (KPI) en hôtellerie permettent de mesurer l’efficacité énergétique et la performance globale d’un établissement. Parmi les plus pertinents, on retrouve la consommation énergétique par nuitée ou par chambre occupée, qui tient compte du taux d’occupation. Cet indicateur permet une analyse plus juste de la performance et facilite les comparaisons entre établissements similaires. On trouve également la consommation d’eau par client et le ratio de consommation énergétique rapporté au chiffre d’affaires. Ces KPI permettent d’identifier les opportunités d’amélioration, de suivre l’efficacité des actions mises en place et de répondre aux exigences réglementaires comme le décret tertiaire.
Quelle est la consommation énergétique moyenne d'un hôtel ?
En France, un hôtel consomme en moyenne 240 à 241 kWh/m²/an, selon les données de l’ADEME. Toutefois, cette consommation peut varier considérablement, allant de 50 kWh/m²/an pour les établissements très optimisés à 500 kWh/m²/an pour d’autres, en fonction de plusieurs facteurs : superficie de l’établissement, niveau d’isolation, climat de la région, taux d’occupation, nombre de chambres, et nature des installations techniques (chaudière, éclairage, système de climatisation, etc.). Pour une meilleure gestion énergétique, il est essentiel de réaliser un audit énergétique afin d’identifier les postes de dépenses majeurs et d’optimiser les consommations.
Qu'est-ce que la performance énergétique dans le secteur hôtelier ?
La performance énergétique dans l’hôtellerie se réfère à l’efficacité avec laquelle un établissement utilise l’énergie pour fournir des services à ses clients. Elle se mesure notamment par la consommation énergétique finale et primaire des bâtiments, exprimées en kWh/m²/an, ainsi que par les émissions de gaz à effet de serre en kgCO2eq/m²/an. Une bonne performance énergétique permet de réduire les coûts opérationnels, de respecter les obligations réglementaires comme le décret tertiaire et de renforcer l’image de marque face à une clientèle de plus en plus sensible aux enjeux environnementaux. Elle contribue également à l’amélioration du confort client grâce à une température stable, une qualité de l’air optimale et un éclairage adapté.
Quels sont les ratios courants utilisés pour évaluer la performance énergétique des hôtels ?
Dans le secteur hôtelier, plusieurs ratios sont utilisés pour évaluer et suivre la performance énergétique. Parmi les plus courants, on trouve la consommation d’énergie par chambre occupée, qui mesure l’électricité, le chauffage et la climatisation utilisés pour chaque chambre occupée. Ce ratio est essentiel pour identifier les gisements d’économie. On utilise également la consommation d’eau par client, étroitement liée à la production d’eau chaude sanitaire, et le ratio de consommation énergétique rapporté au chiffre d’affaires, qui permet d’analyser la performance énergétique en lien avec la rentabilité de l’établissement. Ces ratios permettent d’identifier les tendances de consommation et de prendre des décisions éclairées pour une gestion énergétique optimisée.
Quels sont les cinq types d'indicateurs utiles pour suivre la performance énergétique d'un hôtel ?
Pour suivre efficacement la performance énergétique d’un hôtel, cinq types d’indicateurs peuvent être utilisés : les indicateurs de suivi des consommations, comme la consommation énergétique finale et primaire exprimées en kWh/m²/an ; les indicateurs d’efficacité énergétique, tels que la consommation d’énergie par chambre occupée ; les indicateurs d’émissions de gaz à effet de serre, exprimés en kgCO2eq/m²/an ; les indicateurs de coûts, permettant de relier les consommations énergétiques aux dépenses financières ; et enfin, les indicateurs de progrès, qui mesurent l’évolution des performances dans le temps. Ces indicateurs, lorsqu’ils sont utilisés ensemble, offrent une vision complète et stratégique de la performance énergétique d’un établissement.
Quels sont les principaux postes de consommation d'électricité dans un hôtel ?
Dans un hôtel, les principaux postes de consommation électrique sont dominés par le chauffage, la ventilation et la climatisation (CVC) qui représentent près de 70 % de la facture énergétique, dont 31 % pour le chauffage et 15 % pour la climatisation. Viennent ensuite la production d’eau chaude sanitaire (17 %), les équipements électriques (15 %) tels que les appareils électroménagers et informatiques, et l’éclairage (12 %). Ces pourcentages montrent que le système de climatisation et de chauffage est le principal poste à surveiller pour optimiser la consommation énergétique. L’eau chaude sanitaire et l’éclairage sont également des leviers d’optimisation importants, notamment grâce à l’installation de systèmes plus économes et à la sensibilisation aux bonnes pratiques énergétiques.
Comment réaliser le bilan carbone d'un hôtel ?
Pour réaliser un bilan carbone d’un hôtel, il est nécessaire de suivre plusieurs étapes clés. Tout d’abord, il faut recueillir les données énergétiques complètes : électricité, gaz, fioul, eau, déchets, déplacements professionnels, etc. Ensuite, il convient d’appliquer des facteurs d’émission adaptés pour convertir ces consommations en émissions de CO2. Ce processus permet d’identifier les postes à fort impact. Il est ensuite recommandé de faire appel à un expert en bilan carbone pour garantir la fiabilité des calculs et la conformité aux référentiels en vigueur (comme le GHG Protocol ou la norme ISO 14064). Enfin, les résultats obtenus serviront à définir un plan d’action pour réduire les émissions et à communiquer sur les progrès réalisés, notamment via l’étiquette environnementale A à E de l’ADEME.
Quelle est la consommation énergétique moyenne d'un hôtel en kWh par jour ?
La consommation énergétique moyenne d’un hôtel en kWh par jour dépend de plusieurs facteurs, notamment la taille de l’établissement, son niveau d’occupation et sa saisonnalité. Pour un hôtel moyen de 100 chambres avec une surface d’environ 2 000 m², la consommation journalière peut varier de 480 à 4 800 kWh par jour, selon le taux d’occupation. Ces chiffres s’appuient sur la consommation moyenne annuelle de 240 à 241 kWh/m²/an. Il est important de noter que ces valeurs peuvent être réduites grâce à des mesures d’efficacité énergétique telles que l’installation de systèmes de pilotage énergétique (GTB/GTC), l’utilisation d’éclairage LED, la modernisation des équipements ou encore l’amélioration de l’isolation du bâtiment. Un suivi quotidien des consommations permet d’identifier les pics et d’ajuster les usages en conséquence.
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